Le Style Néo-Classique

Architecture Niçoise du XIXe siècle : Immeubles à modenature simple
Ce type d’architecture, de style néoclassique, d’influence piémontaise, se développa à Nice après la Restauration sarde, sous le gouvernement de Turin, de 1814 à 1860 puis après le rattachement à la France jusqu'à la fin XIXe siecle. Caractérisés par une modénature très sobre, les bâtiments se parent de couleurs assez vives. Cette typologie architecturale trouve son origine dans l’œuvre réalisée au XVIIe et XVIIIe siècle par les architectes turinois à Nice (DI ROBILANT, BORRA, BON VICINI, etc...)

Outre les ensembles monumentaux comme la Place GARIBALDI et la Place MASSENA ou le Port. LYMPIA, certains bâtiments civils en sont aujourd’hui un bon exemple : la maison Liprandi au Port, l’Ancien palais du Sénat ou la Caserne Rusca. Certains détails se retrouvent de manière habituelle = les baies d’attique comme « suspendues » au bandeau de la corniche de toiture, les portiques en arcades,les bossages en table dans les angles ou certains types d’encadrements de baies avec entablement. Une influence baroque-rococo agrémente parfois la rigueur de cette typologie architecturale.
A droite, Palais Marie-Levy, rue Pastorelli. Architecte M. Charles DALMAS datant de 1906 : exemple de façade ordonnancée suivant les canons du néo-classicisme français mais faisant la part belle au gout de l'époque pour la surcharge décorative.



Bon exemple de restauration
(Avenue Jean Medecin)
Un mauvais exemple : couleurs trops "mièvres" et mauvaise répartition.

Bons exemples de coloration de façades inspirés par les modèles "Piemontais" (rue Pastorelli, rue Notre Dame et rue Goumod).

Un exemple de mauvaise répartition des teintes : les bossages du niveau 1 devraient être peints en couleur "pierre", idem la corniche et le chainage d'angle (rue Cassini).
Une restauration exemplaire
rue G. Clémenceau : la répartition des couleurs souligne la structure neo-classique de la façade.

Façades traditionnelles

Celli-ci en général de facture simple, sont revêtues d'un enduit à la chaux souvent fortement coloré aux pigments naturels dans des tons chauds de jaune, rose ocré, rouge et parfois rehaussés d'encadrements, bandeaux, corniches, et autres décors blanc cassé, jaune, gris beige.
Les teintes chaudes des maçonneries contrastent avec des menuiseries aux tons froids de vert, bleu-gris, etc.. et des ferronneries sombres aux lignes sobres.
Les façades qui ont être décroutées de leurs enduits devront voir leurs pierres brutes réenduites.