La Réhabilitation des quartiers du centre :

l'exemple du quartier "Notre-Dame"

La Typologie Architecturale

Le Quartier de la Gare
 Ce quartier du centre ville anciennement nommé "quartier Beaulieu" puis "quartier Notre-Dame" , du nom de l’église paroissiale Notre-Dame, quand l’Avenue Beaulieu sera débaptisée en 1918 pour s’appeler Avenue Foch, est en fait appellé par les niçois le " quartier de la gare ". En effet, il s’est développé de manière notable à partir de 1864, date de l’inauguration de la gare de Nice, aboutissement de la construction du chemin de fer depuis les Arcs-en-Provence jusqu'à la Côte d’Azur par la compagnie P.L.M. (Paris-Lyon-Méditerranée).
Ce fait est essentiel pour l’urbanisation du quartier NOTRE-DAME et de la ville de NICE toute entière car les hivernants et les hommes d’affaires pourront désormais aprés 1864 voyager plus facilement et à moindre frais. Le résultat ne se fera pas attendre et NICE passera de 48 000 habitants en 1865 à 60 000 en 1870. Le quatier de la Gare atteint sa physonomie quasi définitive en 1914 comme le montre l’examen des plans cadastraux de la ville et une étude des dates de  construction des immeubles du quartier.

 


La Gare

Eglise Notre-Dame


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De L’Avenue du Prince Impérial à l’Avenue Jean Médecin.
 Le développement de l’Avenue Jean MEDECIN, qui se nommait Avenue du Prince Impérial en 1860, est inséparable de l’urbanisation de ce quartier. En effet elle en constitue l’axe central, voie principale de circulation entre la gare et le bord de mer.
En 1914, à la veille de la guerre, l’Avenue du Prince Impérial prend le nom d’Avenue de la Gare et les grands magasins parisiens s’y installent : les Galeries Lafayette, la Riviéra, les Dames de France (actuellement La Redoute). Au nord de la voie ferrée le quartier Saint Etienne se développe également le long de l’Avenue MALAUSSENA qui est le prolongement narurel  de l’Avenue de la Gare.
Un quartier à réhabiliter.
 Depuis le milieu des années 1970 environ, un processus de dévalorisation a frappé ce quartier y compris l’ Avenue Jean Médecin : parc hôtelier et meublés de seconde catégorie, activités commerciales en perte de vitesse ou marginales, peu d’amélioration spontanée du bâti. C’est pourquoi une politique de revalorisation a été mise en place par la Mairie de Nice dés 1986 dans le cadre du PACT ( Programme d’Aménagement Concerté du Territoire) et des contrats Etats /Région/Commune pour l’amélioration de l’habitat et du centre ville. Ce programme comprend plusieurs opérations de réhabilitation immobilière (P.R.I.) menées avec l’aide financière du Conseil général des Alpes-Maritimes, de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (A.N.A.H.) et du Conseil Régional PACA, ainsi que des incitations spécifiques pour la restauration et le ravalement des façades.

Restauration & typologie architecturale

Quelle que soit le style de l’architecture : architecture " néo-classique " niçoise inspirée des modéles sardes, architecture éclectique de la " Belle Epoque " ou architecture  de style " Art Déco ", les typologies architecturale des façades se ressemblent : l'exemple le plus répandue conjugant un enduit lisse pour le fond de façade, servant de support à des stucs décoratifs en relief. Ces saillies en stuc se substituent aux éléments en pierre de taille qui soulignent habituellement l’ordonnancement de la façade organisée suivant les canons de l’architecture classique.A Nice, la pierre taillée et appareillée se retrouve également trés souvent en fonds de façades.Une autre caractéristique de l'architecture  de la Côte d'Azur est l'abondance de décors réalisés avec des matériaux et techniques diversifiées : frises peintes à la fresque, "sgraffito", céramiques, mosaïques, etc...